Parcours pédagogique Module 7 · environ 10 minutes · gratuit

Les grandes familles de placements

Cinq courtes parties, chacune avec un visuel, un exemple réel et une question pour vérifier que c'est clair. Puis un quiz de trois questions pour valider le module.

1. Les livrets : l'épargne disponible

LivretsObligationsFonds et ETFActionsCryptosMoins de risque, moins de rendement espéréPlus de risque
Du moins risqué au plus risqué : plus un placement peut rapporter, plus il peut aussi perdre.
En bref

Les livrets réglementés, comme le Livret A, sont sans risque de perte et disponibles à tout moment. Leurs intérêts sont exonérés d'impôt, mais leur rendement est limité et fixé par l'État.

Exemple réel. Le Livret A est plafonné à 22 950 € de dépôts, le LDDS à 12 000 € et le LEP, réservé aux revenus modestes, à 10 000 €. Leurs taux sont révisés en principe deux fois par an.

La première famille de placements est celle des livrets. Le plus connu est le Livret A, qu'on peut ouvrir dans presque toutes les banques. L'argent y est disponible à tout moment, le capital ne peut pas baisser, et les intérêts ne sont soumis ni à l'impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux.

Il existe aussi le LDDS (livret de développement durable et solidaire) et le LEP (livret d'épargne populaire), réservé aux personnes dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond. Chaque livret a un plafond de dépôts : 22 950 € pour le Livret A, 12 000 € pour le LDDS et 10 000 € pour le LEP.

Le taux de ces livrets est fixé par l'État et révisé en principe au 1er février et au 1er août. Il suit en partie l'inflation : il protège à peu près le pouvoir d'achat, sans permettre de le faire vraiment grandir sur le long terme.

Les livrets sont parfaits pour l'épargne de précaution : l'argent qui doit rester disponible pour faire face à un imprévu, comme une panne de voiture ou une perte d'emploi. On conseille souvent d'y garder l'équivalent de trois à six mois de dépenses avant d'investir ailleurs.

Retenez que la sécurité et la disponibilité ont un prix : un rendement modeste. C'est le socle, pas l'étage qui fait grandir l'épargne.

Question de compréhensionÀ quoi servent d'abord les livrets réglementés comme le Livret A ?

2. Les obligations : prêter son argent

Vous prêtez1 000 €intérêtsan 1intérêtsan 2intérêtsan 3remboursement1 000 € à l'échéanceExemple fictif : une obligation sur 3 ans avec des intérêts versés chaque année.
Une obligation est un prêt : l'emprunteur verse des intérêts, puis rembourse la somme prêtée à une date fixée à l'avance.
En bref

Acheter une obligation, c'est prêter de l'argent à un État ou à une entreprise, qui verse des intérêts puis rembourse à une date prévue. Le risque principal : que l'emprunteur ne puisse pas rembourser.

Exemple réel. Cet ETF détient des obligations de l'État américain dont le remboursement est indexé sur l'inflation. En France, l'État emprunte avec des obligations appelées OAT.

Quand un État ou une grande entreprise a besoin d'argent, il peut emprunter auprès des investisseurs en émettant des obligations. Acheter une obligation, c'est donc prêter : vous recevez des intérêts réguliers, appelés coupons, puis votre argent vous est rendu à une date fixée à l'avance, l'échéance.

Le risque principal est que l'emprunteur fasse défaut, c'est-à-dire qu'il ne puisse plus payer. Prêter à un État solide est peu risqué ; prêter à une entreprise fragile l'est beaucoup plus. C'est pour cela que les emprunteurs les moins sûrs doivent proposer des intérêts plus élevés.

Il existe un second risque, moins connu : si vous revendez une obligation avant son échéance, son prix peut avoir baissé. Quand les taux d'intérêt montent, les anciennes obligations qui rapportent moins deviennent moins intéressantes, et leur prix diminue. C'est ce qui s'est produit en 2022.

Les particuliers achètent rarement des obligations une par une. Ils y accèdent le plus souvent par des fonds, des ETF obligataires ou, en France, par les fonds en euros de l'assurance vie, qui sont en grande partie investis en obligations.

Dans un portefeuille, les obligations servent souvent d'amortisseur : elles bougent en général moins que les actions, pour un rendement espéré plus faible.

Question de compréhensionQue se passe-t-il en général pour le prix d'une obligation existante quand les taux d'intérêt montent ?

3. Les actions : devenir copropriétaire

En bref

Une action est une part d'entreprise : elle donne droit à une partie des bénéfices, mais son prix peut fortement varier. Sur le long terme, c'est la famille qui a historiquement le plus rapporté, avec le plus de risque.

Exemple réel. Ces trois entreprises du catalogue Klar n'ont pas le même score de stabilité : une entreprise de produits du quotidien comme PepsiCo bouge en général moins qu'un constructeur aéronautique ou un groupe de luxe.

La troisième famille, ce sont les actions, que le module 1 présente en détail. Acheter une action, c'est devenir copropriétaire d'une entreprise : vous profitez de sa croissance et, parfois, d'une partie de ses bénéfices sous forme de dividendes.

Contrairement à une obligation, rien n'est promis. L'entreprise ne vous rembourse jamais, et le prix de l'action dépend de ses résultats et de ce que les investisseurs en attendent. Il peut monter fortement, mais aussi baisser de moitié, voire tomber à zéro en cas de faillite.

Pourquoi prendre ce risque ? Parce que, sur de longues périodes, les actions ont historiquement rapporté davantage que les livrets et les obligations. Les entreprises innovent, gagnent de l'argent et grandissent : les actionnaires en profitent, à condition d'accepter les baisses en chemin.

Toutes les actions ne se ressemblent pas. Une grande entreprise de produits du quotidien est en général plus stable qu'une jeune entreprise technologique. Les scores de stabilité et de croissance des fiches Klar aident à s'en faire une idée.

Retenez qu'une action seule est risquée. Pour un débutant, la question devient vite : comment en détenir beaucoup à la fois ? C'est l'objet de la famille suivante.

Question de compréhensionPourquoi accepte-t-on le risque des actions ?

4. Fonds et ETF : tout un panier d'un coup

En bref

Un fonds rassemble l'argent de nombreux épargnants pour acheter un grand nombre d'actions ou d'obligations. Un ETF est un fonds coté en bourse qui suit un indice, avec des frais souvent bas.

Exemple réel. Ces trois ETF éligibles au PEA suivent chacun un indice différent : le monde développé, l'Europe entière ou les 50 plus grandes entreprises de la zone euro. Leurs frais annuels viennent des fiches Klar.

Plutôt que de choisir soi-même des dizaines d'actions ou d'obligations, on peut passer par un fonds. Le principe : l'argent de milliers d'épargnants est mis en commun et investi dans un grand nombre de titres. Vous détenez une part du fonds, et donc indirectement une petite part de tout ce qu'il contient.

Il existe deux grands types de fonds. Les fonds gérés activement, où une équipe choisit les titres pour essayer de faire mieux que le marché, avec des frais souvent supérieurs à 1 % par an. Et les fonds indiciels, comme les ETF, qui se contentent de suivre un indice, avec des frais souvent inférieurs à 0,5 %.

Le grand avantage des fonds, c'est la diversification : si une entreprise fait faillite, elle ne représente qu'une petite part de l'ensemble. Un ETF monde contient plus d'un millier d'entreprises : aucune ne peut, à elle seule, faire tout perdre.

Les fonds ne suppriment pas pour autant le risque de marché. Quand toute la bourse baisse, un ETF actions baisse aussi. Un fonds obligataire, lui, suit le risque des obligations qu'il détient. Le module 2 détaille le fonctionnement des ETF.

Pour un débutant, un ETF large est souvent la manière la plus simple d'investir en actions : un seul achat, une grande diversification, des frais bas.

Question de compréhensionQuel est le principal avantage d'un ETF monde par rapport à une seule action ?

5. Rendement et risque vont ensemble

Cryptos : une petite part, si vous le souhaitezActions et ETF : l'argent placé pour longtempsLivrets : l'épargne de précaution, disponible
Une façon simple d'organiser son épargne : la sécurité à la base, les placements de long terme au milieu, la spéculation, éventuelle, en petite quantité au sommet.
En bref

Plus un placement peut rapporter, plus il peut perdre. Aucun placement n'offre à la fois un rendement élevé, aucun risque et une disponibilité immédiate : il faut toujours choisir.

Exemple réel. Sur Klar, chaque fiche affiche un score de stabilité : les livrets n'y figurent pas, mais on voit bien la différence entre un ETF monde, une action et une cryptomonnaie.

Vous avez maintenant fait le tour des grandes familles : livrets, obligations, actions, fonds et ETF, et, au sommet de l'échelle du risque, les cryptomonnaies du module 6. Une règle les relie toutes : le rendement espéré va de pair avec le risque accepté.

On résume souvent cette règle avec un triangle : rendement, sécurité, disponibilité. Un placement peut réunir deux de ces qualités, jamais les trois. Le Livret A est sûr et disponible, mais rapporte peu. Les actions peuvent rapporter davantage, mais elles ne sont pas sûres à court terme.

Cette règle est aussi votre meilleure protection contre les arnaques. Toute proposition qui promet un rendement élevé, sans risque et rapidement, doit vous alerter : cela n'existe pas. L'AMF publie régulièrement des listes noires de sites qui font ce type de promesses.

En pratique, beaucoup d'épargnants organisent leur argent en étages : d'abord l'épargne de précaution sur des livrets, ensuite les placements de long terme en ETF ou en actions pour l'argent dont ils n'auront pas besoin avant plusieurs années, et éventuellement une petite part de placements plus spéculatifs.

Le module 4 détaille comment construire un premier portefeuille selon cette logique. L'important est de choisir en connaissant le risque, pas de chercher un placement miracle.

Question de compréhensionUne plateforme vous promet 15 % par an sans aucun risque. Que devez-vous en penser ?

Quiz

Deux bonnes réponses sur trois suffisent pour valider le module. Chaque réponse est expliquée.

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Contenu pédagogique. Les plafonds des livrets sont ceux en vigueur en 2026. Klar ne fournit pas de conseil en investissement : tout placement comporte un risque de perte en capital, sauf mention contraire.